A Reims

La semaine dernière, je me suis rendu à Reims pour assister à un séminaire. Cette circonstance m’a donné envie de vous faire part de mes pensées et parler ici, non de ce séminaire en particulier, mais de ces événements de manière générale. Au fil de ma carrière professionnelle, j’en ai suivi tellement que j’en ai oublié un bon nombre. S’il n’entre pas dans mon intention de remettre en question l’utilité qu’ils représentent, j’en suis tout de même venu à observer deux écueils qui sont reparus fréquemment au fil de mes expériences. Et les dirigeants trouveraient à mon sens un grand bénéfice à se pencher sur ces problématiques : ils y gagneraient grandement en efficacité. Premier écueil, et celui qu’il m’a été donné de rencontrer le plus souvent : le sentiment de contrainte qu’apporte souvent un séminaire. Les managers qui organisent ces événements ne le perçoivent pas (ou font semblant de ne pas le percevoir), mais un certain nombre de participants ne goûtent pas vraiment de devoir côtoyer leur direction pendant plusieurs jours de suite. La plupart des employés préfèrent en effet rentrer à la maison après les heures de travail pour passer du temps avec leurs familles, et n’ont pas vraiment envie de se retrouver avec leurs responsables, qu’ils soient ou pas en bermudas. La deuxième erreur récurrente consiste pour les employeurs à vouloir en mettre plein les mirettes à leurs employés. Parce qu’ils sont passionnés par telle ou telle activité, ou tout simplement parce que ça en jette, les managers préfèrent les activités mécaniques (type 4×4 ou jet ski), qui ont non seulement un coût non négligeable mais ne donnent en plus pas vraiment de plus-value. Evidemment, de telles activités sont stupéfiantes, mais elles demeurent en fin de compte des activités solitaires, où les gens n’apprennent pas vraiment à se connaître. En ce qui me concerne, j’ai suivi des séminaires bien plus enrichissants, et qui ont grandement contribué à la cohésion d’équipe, où l’on se satisfaisait pourtant d’une simple balade à vélo. La grandeur de l’événement ne fait pas forcément son efficacité. En quoi faire du 4×4, chacun isolé dans son véhicule, contribue-t-il à améliorer les relations entre les équipiers ? En rien, de toute évidence. Ceci dit, il arrive aussi que des séminaires soient dépourvus de ces deux problèmes : celui qui s’est déroulé à Reims en est un parfait exemple ! Pour en savoir plus, allez sur le site de l’organisateur de ce séminaire à Reims.

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Grèce: les représentants des créanciers à Athènes la semaine prochaine

Athnes – Les quipes techniques des cranciers de la Grce (UE, BCE et FMI) doivent commencer arriver Athnes ce week-end mais les chefs de mission n’arriveront que d’ici jeudi, a dclar samedi soir une source du ministre grec des Finances.

Les discussions « débuteront mardi » entre les équipes techniques et des responsables grecs pour finaliser l’accord sur un nouveau prêt international au pays, a indiqué cette source.

Les chefs de mission des créanciers « seront en retard d’un ou deux jours« , ils seront à Athènes d’ici à jeudi, a précisé cette source.

Quelques heures auparavant, la même source avait indiqué à l’AFP que Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Delia Velculescu, du Fonds monétaire internationale (FMI), et Nicola Giammarioli, responsable du Mécanisme européen de stabilité (MES), se rendraient à Athènes ce week-end.

« Le retard des chefs de mission est dû à des raisons techniques et non pas à des raisons politiques ou diplomatiques« , a expliqué cette source qui n’a pas donné plus d’information sur les lieux de ces rencontres.

Samedi matin, un porte-parole de la Commission n’a pas voulu confirmer la date exacte de l’arrivée des représentants des créanciers à Athènes, indiquant juste qu’ils s’y rendraient dans « les prochains jours« .

Les discussions visent à finaliser le nouveau prêt sur trois ans à la Grèce, de plus de 82 milliards d’euros, convenu le 13 juillet entre les dirigeants des pays de la zone euro après de douloureuses négociations.

Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d’ici à « la deuxième quinzaine d’août« . La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d’euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.

Les créanciers ont décerné jeudi un satisfecit à Athènes, après le vote des premières mesures de rigueur par le Parlement grec au cours des quinze derniers jours.

Il y a plus d’un an que les responsables de l’UE, de la BCE et du FMI – la « troïka » souvent honnie par les Grecs – n’étaient pas allés en Grèce.

Depuis l’éclatement de la crise de la dette en 2010 et les deux prêts successifs de l’UE et du FMI à ce pays, d’un total d’environ 240 milliards d’euros, les représentants des institutions effectuaient des visites régulières à Athènes pour évaluer les comptes grecs, une condition préalable au versement des prêts. Leurs séjours étaient souvent accompagnés d’incidents.

En septembre dernier, ces visites avaient été délocalisées à Paris afin de limiter les protestations des syndicats.

La gauche radicale du chef du gouvernement Alexis Tsipras, au pouvoir depuis fin janvier, avait au départ promis de mettre fin à la rigueur et de ne plus laisser les représentants des institutions revenir en Grèce. Il a cependant été contraint de faire marche arrière après l’accord du 13 juillet pour s’assurer d’un nouveau prêt et éviter le risque d’une sortie de la zone euro.

Les auteur des Guignols de l’info auraient été remerciés

Paris – Les quatre auteurs de l’mission emblmatique de Canal+, « Les Guignols de l’info », qui ne sera plus diffuse en clair la rentre, auraient t remercis, selon Le Parisien.

« Ils sont virés. Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis, respectivement, seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier« , écrit samedi le quotidien.

Contacté par l’AFP, le groupe Vivendi, maison mère de Canal+, a répondu qu’il ne faisait « pas de commentaire« .

Selon une source proche de Vivendi, la direction du groupe est « en train de passer en revue l’organisation de Canal+ et de rencontrer tout le monde, dont les auteurs« .

« Les concernant, il n’y a pas de décision prise. Les choses évoluent tous les jours« , ajoute-t-on de même source.

La grille de rentrée et tous les éventuels changements seront finalisés d’ici le 3 septembre.

D’après BFM Business, Ara Aprikian, le patron des chaînes en clair du groupe Canal+ (D8, D17 et iTélé), a également quitté son poste vendredi.

Le patron de Vivendi, Vincent Bolloré, avait promis, début juillet, de maintenir les marionnettes à l’antenne, après le tollé suscité par des rumeurs sur leur possible disparition. Mais il avait remercié le numéro 2 de Canal +, Rodolphe Belmer, un geste interprété comme une reprise en main de la chaîne cryptée, pour le remplacer par Maxime Saada.

Jean-Yves Le Drian vu par…

La droite

Si elle refuse de parler d’union nationale, la droite revendique une «opposition constructive» sur les questions de défense. Cela tient en partie à la personnalité de Jean-Yves Le Drian – que Nicolas Sarkozy a tenté de débaucher trois fois entre 2007 et 2012 – et à sa longévité à la tête du ministère de la Défense. «Il entend nos critiques et il est entendu par le chef de l’Etat», résume le député LR Jean-François Lamour, très investi dans le débat militaire. «Son gros atout c’est qu’il n’est pas arrogant, corrobore Jean-Pierre Raffarin. Il ne joue ni les héros ni les va-t-en-guerre. Il a une forme d’humilité qui sied aux circonstances». Pour l’ex-Premier ministre, «vu la gravité de la situation internationale et les difficultés budgétaires, tout triomphalisme serait une faute». Et puis, les dirigeants de droite ne le diront jamais, mais Le Drian «c’est quand même le mec qui a vendu les Rafale de Dassault alors que Sarkozy n’y est jamais parvenu», s’amuse un spécialiste des questions de défense. Le respect est tel qu’Alain Juppé lui a confié qu’il le garderait bien s’il accédait à l’Elysée.

Des critiques subsistent évidemment. Sur les méthodes «peu orthodoxes» du ministre, qui préfère les décrets d’avance à un collectif budgétaire tardif. Sur les cessions immobilières des armées ou le «modèle économique franchement exotique» – dixit Lamour – des sociétés de projet, que le ministre a créées pour que l’armée puisse continuer à acheter du matériel sans grever son budget. Mais aussi sur la vente de Rafale au bloc sunnite ou sur le choix de mettre des militaires plutôt que des policiers pour Vigipirate-Sentinelle (le dispositif déployé après les attentats de janvier pour protéger les «points sensibles» du territoire).

Mais c’est au sein de la droite et non face à Le Drian que l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) a donné lieu à une confrontation. Sur consigne de Sarkozy, qui ne voulait offrir aucun succès à la majorité, les députés LR ont voté en première lecture contre l’augmentation, en euros et en hommes, prévue. Certains député versant dans la surenchère comme Philippe Meunier, qui a réclamé 10 milliards de plus (contre 3,8 obtenus). D’autres, proches de Juppé ou de Fillon, sont passés outre l’oukase sarkozyste et ont opté pour une «abstention bienveillante». De son côté, Raffarin a fait voter les sénateurs de droite en faveur de la LPM relookée.

L’armée

Du général étoilé à l’officier de terrain, tous marchent du même pas pour saluer Jean-Yves Le Drian comme «un vrai patron». «Il commande, a mis tout le monde au pas. Du coup, la haute hiérarchie militaire l’adore», constate un député de l’opposition, membre de la commission de la Défense. «Il a obtenu des choses qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait été capable de décrocher», reconnaît, admiratif, un général habitué du ministère. Avec un argument décisif  : l’engagement sans précédent des forces armées militaires sur différents des théâtres d’opérations extérieurs et intérieurs.

«Après les efforts budgétaires et humains, les restructurations menées par l’armée comme aucune autre administration, il était impossible d’aller plus loin, au risque de mettre à mal notre outil de défense», résume l’entourage du ministre. Outre une promesse de «sanctuarisation» du budget de la Défense, il a notamment obtenu, depuis les attentats de janvier, la réduction des baisses d’effectifs prévues et 3,8 milliards d’euros de rallonge pour financer les nouvelles missions dont la sécurité intérieure et 10 000 nouveaux contrats pour de futures recrues, principalement dans l’armée de terre. Cette remise à niveau de la LPM prévoit également l’acquisition de nouveaux hélicoptères et un renforcement des dotations destinées aux forces spéciales devenues clefs de voûte des interventions contre le terrorisme islamique. A l’état-major, les hauts gradés saluent  un ministre qui, «sans en demander plus qu’il n’en faut, a très bien compris nos demandes».

In fine, seul le général Puga, chef d’état-major particulier du président de la République, un survivant de l’alternance de 2012, a de quoi regretter les années Sarkozy puisqu’une partie du pouvoir est repartie à l’hôtel ­de Brienne – alors que jusque-là, ce catho tradi à la réputation d’homme de clan et de coteries pouvait se vanter d’avoir l’oreille du chef suprême des armées. Et Le Drian a tenu à mettre les choses au clair, redoutant que ce général minimise ses demandes auprès de François Hollande. D’où une explication de gravure «franche et cordiale». «Vous lui cachez des choses [au chef de l’Etat, ndlr]. Vous ne lui dites pas la vérité», l’aurait souffleté le ministre de la Défense. «Depuis leurs relations restent fraîches mais sans plus», résume un proche du ministre. Celles avec Pierre De Vi­lliers, le chef d’état-major des armées, sont à l’inverse radieuses. «Ils ont tous deux l’humilité des très bons. Ce sont deux hommes de l’Ouest et deux taiseux. Ils fonctionnent très bien de concert», confie-t-on à l’Etat-Major. Surtout, sur les grands choix tactiques et les décisions d’envois de troupes, «il n’y a pas une feuille de papiers à cigarettes entre eux».

Ramener de l’ordre et rassurer les troupes, Jean-Yves Le Drian s’est employé à le faire dès son arrivée en signant l’arrêt de mort du système de réglements des soldes Louvois. Certains militaires se voyaient percevoir leurs soldes avec retard et sur des bases de calculs erronées. «Quand vous êtes sur le terrain, en Opex [opérations extérieures, ndlr], c’est important de savoir que vos familles vont recevoir la solde sans problème», explique le général Barrera, le patron de l’opération Serval au Mali. Jean-Yves Drian y a gagné son galon de «popotier» en chef.

Les industriels

Jean-Yves Le Drian lâche une bordée d’injures. Son ami Alain Bauer vient de l’avertir : en cette fin novembre 2014, Jean-Bernard Levy s’apprête à quitter la présidence de Thales qu’il occupe depuis tout juste un an pour celle d’EDF. Le ministre de la Défense tombe des nues. Personne à l’Elysée ou à Bercy n’a jugé bon de l’informer d’un départ qui déstabilise un fleuron de la défense et menace le pacte d’actionnaires entre l’Etat et Dassault chez Thales. De fait, averti du départ de Levy par les médias, l’homme fort des Dassault, Charles Edelstenne, voit rouge… «Pour résoudre un problème sur EDF, Bercy en a crée deux : avec Thales et avec Dassault», regrette un proche du ministre.

Dès son installation à l’hôtel de Brienne, en 2012, Le Drian avait pourtant clairement marqué son territoire : «Je suis le ministre des industries de la défense, avait-il claironné. Les décisions se prendront dans mon bureau et sous l’autorité du Premier ministre». Le message était clair : plus question de laisser l’Elysée trancher les dossiers industriels, comme c’était le cas sous l’ère Sarkozy. D’abord dubitatifs, les industriels avaient peu à peu pris la chose au sérieux. Car pour asseoir sa crédibilité sur des champions comme EADS, Thales, Dassault Aviation, Safran, DCNS, Nexter et quelques 4000 PME, Le Drian n’hésite pas à manier le bâton. Six mois après avoir critiqué devant les députés l’étalement du programme Fremm [programme de renouvellement des «frégates multi-missions», ndlr], Patrick Boissier, le patron de DCNS, fleuron de l’industrie navale française, s’était vu signifié son congé en cours de mandat… L’état-major de Dassault avait lui déjà compris le topo. De retour d’un déplacement à Abu Dhabi en octobre 2012, le ministre lâchait que la vente du rafale «empoisonnait nos rapports» avec les Emirats : «Les Rafale attendront.», avait-il ajouté. De quoi imposer le silence aux industriels. Et permettre à l’élu breton de tester sa méthode. D’entrée de jeu, il lance un plan de soutien aux PME, pour gagner le temps qu’il faut pour remplir les carnets de commandes des mastodontes du secteur. S’emploie à trouver au constructeur de blindés, Nexter, en difficulté, un partenaire étranger : le mariage avec l’allemand KNW devrait être conclu fin juillet.

Mais c’est à l’export que Le Drian sait devoir marquer des points s’il veut redynamiser une industrie plombée par la baisse des commandes de l’Etat. Début 2013, le comité des exportations de défense (COMED) qu’il met en place réunit autour d’une même table à Brienne, représentants de la direction générale de l’armement, industriels, diplomates et militaires. Objectif : s’accorder sur des argumentaires de vente des équipements français. Un travail de fond apprécié des chefs d’entreprise. Fort du soutien du Président et des performances du matériel français sur les théâtres d’opérations extérieurs (Mali, Centrafrique…), Le Drian s’impose en interlocuteur fiable au Moyen et Proche Orient. «Sissi [le président égyptien, ndlr] va nous acheter des Rafale ! Tu verras, tu verras !», jure t-il un soir d’hiver à son directeur de cabinet incrédule. A la fin du printemps, le ministre signe la vente d’une frégate multimission FREMM construite par DCNS à l’Egypte et surtout de 84 Rafale, à l’Egypte au Qatar, et à l’Inde…Pour Le Drian, c’est plus qu’il n’en faut pour respecter les objectifs de la Loi de programmation militaires jusqu’en 2018 et donner une bouffée d’oxygène à l’industrie. Et le jackpot est pour Dassault, qui en oublie ses bisbilles avec l’Etat sur le pilotage de Thales. Provisoirement.

La Bretagne

Pour avoir roulé avec lui sur ses terres bretonnes, le «blaireau» Bernard Hinault, quintuple vainqueur du tour de France, salue en Le Drian, fan, «un bon rouleur, plutôt fait pour les étapes de plaine sur des petites distances. Mais faut dire qu’il n’a pas souvent l’occasion de s’entraîner vu son emploi de temps», l’excuse l’ancien champion. En Bretagne, Le Drian, président de la région de 2004 à 2012, «a quelques adversaires politiques mais aucun ennemi», assure un proche. «Il représente une sorte de condensé, de précipité de ce qu’est la gauche socialiste de l’ouest de la France», souligne un député.

Passé par la Jeunesse ouvrière chrétienne puis l’Unef, il a aussi fréquenté le Grand Orient de France et sa «République laïque sociale une et indivisible». Sans pour autant mettre au rencard son identité bretonne et sa sensibilité girondine dans un Etat jacobin. Poussant par exemple à la création de la Maison de la Bretagne à Paris, qui réunit régulièrement tous ceux qui comptent de la colonie bretonne de la capitale : chefs d’entreprise, journalistes, acteurs, etc. A l’Assemblée, une forme de solidarité d’élus bretons a parfois pris des allures de «Breizh power». Une Bretagne dont Le Drian a une vision qui n’inclut pas Nantes et la Loire-Atlantique. Le ministre a eu l’occasion de peser de tout son poids en ce sens lors de la finalisation de la dernière réforme régionale. Gageons que les électeurs lui en seront une nouvelle fois gré lors du scrutin de décembre, où il devrait bien être tête de liste.

Crise des migrants à Calais: le fret britannique dit perdre 750.000 livres par jour

A la crise des migrants s’ajoutent les grèves des employés de MyFerrylink et les opérations des paysans français qui ont pour conséquences d’entraîner des heures d’attente dans le Kent (sud-est de l’Angleterre) pour les camions voulant rejoindre la France ou dans le nord de la France pour ceux faisant le chemin inverse.

Les autorités britanniques ont activé un plan d’urgence baptisé « Opération Stack » qui consiste à parquer sur des sections de l’autoroute M20 des milliers de camions en attente de traversée.

Un système de tickets a été mis en place et seuls les routiers en possession d’un tel billet peuvent entrer dans le port de Douvres.

Ce plan d’urgence, qui a été mis en place 19 jours lors des trois derniers mois et était actif vendredi, pourrait être effectif jusqu’à au moins dimanche, a mis en garde la police du Kent qui s’attend à un trafic chargé pour ce premier week-end de départs en vacances.

« Compte tenu de la valeur des biens perdus et des coûts supportés par les entreprises, ces chiffres montrent que l’opération Stack n’est pas seulement un problème pour le Kent ou le sud-est de l’Angleterre mais un problème stratégique national sérieux« , a déclaré le directeur exécutif adjoint de la Freight Transport Association (FTA).

« C’est le PIB du pays et ses exportations qui sont dans ces immenses files d’attentes créées par la situation à Calais« , a-t-il ajouté.

« Il n’est pas acceptable que des mouvements de grèves en France puissent causer un tel chaos qui affecte l’économie britannique« , a-t-il dit, demandant que Calais devienne « une zone sans grève« .

Mercredi, le groupe Eurotunnel a demandé une indemnisation de 9,7 millions d’euros aux gouvernements français et britannique, pour compenser ses dépenses et pertes d’exploitation liées à l’afflux de migrants. Le PDG du groupe a avancé le chiffre de 5.000 migrants voulant rejoindre le Royaume-Uni.

La ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a indiqué mi-juillet que plus de 8.000 tentatives de migrants clandestins pour rejoindre l’Angleterre avaient été empêchées par les autorités françaises et britanniques en moins d’un mois, entre le 21 juin et le 11 juillet.

Ces nombreuses tentatives ont vu les décès accidentels de migrants se multiplier ces dernières semaines.

Régionales : Bartolone met sa campagne sur les rails

Jeudi, 23 heures passées. Libéré de ses fonctions de président de l’Assemblée, en vacances depuis le jour même, Claude Bartolone, la tête de liste PS pour les régionales en Ile-de-France, nous a donné rendez-vous dans le métro parisien avec les maires des XIIe et Xarrondissement, pour une visite axée autour de la sécurité. «Tout le monde a une carte Navigo ?» s’enquiert un agent de la RATP. «Non», répond le groupe. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, le cortège pourra passer à l’œil.

Avec ce déplacement, Bartolone lance sa campagne sur la question majeure des transports en commun. Cette visite sur le terrain peut aussi lui servir à rattraper sa bourde au micro de France Info début juillet, quand il avait malencontreusement confondu la station Auber, dans le quartier d’Opéra, avec celle d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis — département dont il est pourtant élu depuis des années et dont il a même présidé le conseil général.

Assis sur les tables

Alors ce soir, pas de faux pas. «J’ai appris mon dossier par cœur !» claironne le candidat une fois arrivé dans les salles du PC sécurité de la RATP. Au-dessus de sa tête, une carte du réseau projetée sur un écran géant se constelle périodiquement d’étoiles rouges, signalant les incidents. A côté, sur les dizaines d’écrans de surveillance des caméras de sécurité, les voyageurs s’affairent. Un couple s’embrasse sur un quai de la gare du Nord, une jeune femme en slim rouge fume une cigarette en regardant sa montre à Barbès, sans savoir qu’une trentaine d’élus, d’agents de sécurité et de journalistes les observent. Oscillant entre fermeté — «il faut en finir avec cette mode bon-chic-bon-genre de la fraude» — et réalisme — «impossible d’autoriser les agents de la RATP à contrôler l’identité des contrevenants, ça ne passera jamais devant le Conseil constitutionnel» —, Claude Bartolone tâte le terrain.

En campagne, le président de l’Assemblée nationale, loin de son image au perchoir du Palais Bourbon, s’assoit sur les tables, demande à ses interlocuteurs de lui parler «franchement», écoute les réponses comme un élève studieux. «Si vous aviez une baguette magique, là, tout de suite, que feriez-vous pour améliorer la sécurité dans les transports ?» lance le candidat au responsable de la sécurité de la RATP. S’en suit une longue conversation où sont abordés, pêle-mêle, le besoin de plus de caméras, le problème des fraudeurs et les dégradations commises sur les bus en grande banlieue.

«C’est bon, on est dans le train»

En revanche, aucune question sur les solutions à court ou moyen terme pour les usagères du métro malgré le très médiatique plan national de lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun, annoncé il y a quelques semaines par le gouvernement. Interrogé sur cette omission dans les couloirs de la maison de verre de la RATP, le candidat se vexe : «Je ne suis pas là pour faire dans le slogan. C’est un problème qu’il faut traiter à part.» Il concède brièvement qu’il est «pour» un arrêt à la demande dans les bus de nuit, et pourquoi pas la création d’une nouvelle entité à la RATP. «Mais rien de concret pour l’instant», car c’est un problème «très sérieux» et qu’il ne peut pas demander aux agents de sécurité «d’inventer la poudre». Tweet immédiat du chargé de com : «Je veux que TOUTES et tous vous puissiez utiliser les #transports en commun en vous sentant en #sécurité, peu importe l’heure. #RATP» 

Je veux que TOUTES et tous vous puissiez utiliser les #transports en commun en vous sentant en #sécurité, peu importe l’heure. #RATP

— Claude Bartolone (@claudebartolone) 23 Juillet 2015

Pas le temps d’épiloguer, il faut maintenant passer à l’étape suivante du déplacement : prendre le métro jusqu’à Nation. Depuis la Gare de Lyon, il n’y aura que deux stations, mais l’expérience n’en est pas moins spectaculaire. Pour franchir la barrière de sécurité, le président ne passera pas par le grand portique que nous ouvre le directeur de la sécurité de la RATP. Il préfère passer seul et utiliser le pass Navigo qu’on lui a confié. Au moment de rentrer dans la rame, même cirque : les photographes et caméras se pressent pour immortaliser le moment où le président de l’Assemblée nationale franchira la marche entre le quai et le train. Une fois à bord, un agent de sécurité parle dans son talkie-walkie «C’est bon, on est dans le train.» Les portes se ferment et le métro démarre. Regards interloqués des voyageurs nocturnes devant cette petite meute de costards-cravates et de journalistes dans une rame presque vide. «Tu vois qui c’est ?» demande une jeune rousse à son amie. Haussement d’épaules, rictus gêné.

Arrivés au terminus, alors qu’on présente au candidat l’action du Recueil social, ces volontaires de la RATP qui s’occupent chaque soir des SDF dans le métro, l’annonce de la fermeture imminente de la station résonne en plusieurs langues. Les derniers trains sont passés. Il est 1 h 20 du matin, et Claude Bartolone rentrera «inspiré» par ce premier repérage. La semaine prochaine, il reviendra, mais cette fois-ci, ce sera pour inspecter les travaux en cours sur les voies.